
L’approche « centrée solution » |
|
L’approche « centrée solution » part du postulat que l’analyse des causes n’est pas nécessairement le seul chemin menant à la résolution d’un problème. Elle mise sur les ressources, les compétences de la personne qui est considérée comme la seule véritable experte de son histoire. Les efforts sont dirigés vers le futur, le changement souhaité et non pas sur le passé : l’optique est ici résolutive plutôt que causale.
Basée sur des techniques d’entretien et des outils d’intervention spécifiques (cercle des objectifs, génogramme, échelles d’état et d’évolution, externalisation du problème, ancrage…) l’approche « centrée solution » impulse un dynamisme moteur de changement et permet de trouver une réponse en adéquation avec son potentiel.
|
- Ses effets sur les professionnels
Particulièrement adaptée aux interventions de court et moyen terme au regard de la mise en mouvement rapide qu’elle déclenche, cette approche permet aux intervenants de la relation d’aide de :
- adopter une posture de co-constructeur (c’est l’accompagné qui a sa solution) et non pas d’intervenant-expert qui « fait à la place de », synonyme de relation verticale
- se décentrer émotionnellement pour ne pas porter le poids des situations
- se focaliser sur la personne (ses objectifs, son potentiel) en s’éloignant de ses représentations personnelles.
Au final, les outils d’intervention permettent à l’accompagné comme à l’accompagnateur de trouver leur juste place, ce qui donne sens au travail effectué. Les intervenants abordent les situations délicates avec beaucoup plus de sérénité et de motivation, ce qui facilite l’accompagnement et lui permet de gagner en efficacité. En retour, les personnes apprécient le professionnalisme de l’intervention, ce qui rassure et participe de l’instauration de la relation de confiance.
|
 |
|
- Ses effets sur le secteur de la relation d’aide
La méthodologie développée par cette approche permet de répondre à une double critique qui touche très durement le secteur de la relation d’aide : le manque de professionnalisme (quelle méthode utilisée ? mise en cause de « l’indicible ») et la question de l’évaluation.
|
|
|
 |